Voici les paroles de certains morceaux, avec quelques précisions pour éviter les malentendus…
Bon, faut garder à l’esprit que ce ne sont QUE des textes de chansons, et surtout pas des manifestes politiques structurés, argumentés et cohérents. Des fois, y’a plein de trucs incohérents, de choses qui ne sont pas forcément compréhensibles à la première approche, etc… N’oubliez pas qu’Avorton Congénital c’est avant tout une psychothérapie personnelle, bien avant d’être un projet militant de propagande. Donc s’il vous plaît, gardez vous de m’envoyer des messages d’insultes en m’expliquant que j’ai rien compris à la vie, et gardez-vous aussi de publier ces textes ailleurs sans référence explicite à là d’où ils viennent. Merci.
Et si à tout hasard vous vous demandez pourquoi ne figurent pas ici l’intégral des textes, dites-vous qu’il y a encore un pas entre assumer publiquement de bafouiller des trucs intimes en beuglant dans un micro sur une scène en avalant la moitié des mots et en étant dans le feu de l’action, et assumer publiquement des paroles écrites noir sur blanc que plein de monde pourrait lire et avoir le temps de comprendre ;-). Bref, juste une angoisse terrible de publier mes tripes sur the very big toile of the internet…
————————————————————
J’EN AI MARRE
**********
Ce texte a été écrit juste après un concert punk où une fois de plus on a pu assister à un tas de comportements au mieux relous, au pire inacceptables. Alors que ce soit clair : moi aussi je bois de la bière, j’aime bien les jolis patchs, je trouve ça trop cools de voyager en camion et j’aime bien vos chienNEs. C’est juste un coup de gueule, la soupape qui saute face aux crétins qui pogotent et à certaines choses qui ressemblent parfois à de l’alter-norme.
**********
J’en ai marre de me cacher
Derrière des skins barraqués
Pour pas me faire défoncé
Par un pogo de punks bourrés
J’en ai marre !
J’en ai marre que tu danses
Avec tes coudes dans mon nez
On sait que tu as une grosse bite
Pas la peine de la montrer
J’en ai marre !
J’en ai marre de tes chienNEs
Qui se bousillent les oreilles
A écouter ma merde
Animaux domestiques
JetéEs en pâture sur scène
J’en ai marre !
J’en ai marre de tes camions
Qui puent et qui polluent
Le rêve d’une génération
De nouveaulles mécanaos
J’en ai marre !
J’en ai marre de ta bière
Qui rend con aussi vite
J’en ai marre de tes patchs
Que je sais jamais où mettre
J’en ai marre !
————————————————————
CE SOIR C’EST LA GUERRE
**********
Ceci n’est pas une remise en cause de l’usage de la violence dans les luttes. Simplement un rejet définitif du romantisme de l’émeute et du virilisme “révolutionnaire” que l’on peut trouver chez certaines personnes proches de certains milieux militants. Au cas où, je précise quand même que ce n’est pas vraiment moi qui parle dans ce texte
**********
Ce soir, ce soir, c’est la guerre
On n’est pas des gonzesses, on va tout foutre en l’air
Emeutes, guerrillas, coktails et pavés
La révolution c’est pas pour les pédés
Debout, tête haute, sur la barricade en feu
Drapeau noir qui flotte, on se prend au jeu
De ta révolte pleine de virilité
De l’héroïsme de ceux qui sont là pour gagner
Ce soir, ce soir, c’est la guerre
On n’est pas des gonzesses, on va tout foutre en l’air
Emeutes, guerrillas, coktails et pavés
La révolution c’est pas pour les pédés
Pas de place pour la peur, contre cette classe qui m’dégoute
Pas de place pour le doute, guerre de classe dans mon coeur
Si tu n’as pas les bras assez baraqués
Laisse tomber les pavés, va plutôt tout cramer
Ce soir, ce soir, c’est la guerre
On n’est pas des gonzesses, on va tout foutre en l’air
Emeutes, guerrillas, coktails et pavés
La révolution c’est pas pour les pédés
Air mystèrieux, violence au fond des yeux
Capuche noire relevée, parano développée
Effrayer les flics, chourrer à Prisunic
Pectoraux bombés, émeutier bien monté
Ce soir, ce soir, c’est la guerre
On n’est pas des gonzesses, on va tout foutre en l’air
Emeutes, guerrillas, coktails et pavés
La révolution c’est pas pour les pédés
—————————————————
NOUVEAU MORCEAU EN COURS DE REALISATION
**********
Un morceau qui parle des violences sexistes dans les milieux alterno-anar-punk-pouetpouet. Dans ces milieux, les violences sexistes ne sont ni plus ni moins fréquentes que dans les autres milieux. Ca parle aussi des réactions auxquelles on assiste souvent lorsque ces violences sont visibiliséEs. De la médiocrité quasi générale des gens qui préfèrent ne pas prendre position ou alors prendre position aux côtés de l’agresseur plutôt que de soutenir l’agresséE. Ce qui montre, une fois de plus, que lorsqu’on a une position de pouvoir et malgré toutes les grandes idées théoriques qu’on peut défendre, on a beaucoup plus à perdre qu’à gagner lorsque les personnes qu’on opprime rendent les coups. Ce qui montre, une fois de plus, que l’autonomie des luttes est une nécessité incontestable, et que le séparatisme est une forme d’organisation essentielle et incontournable. Je vous renvoie donc à la lecture de “la définition de l’opprimée” de Christiane Rochefort :
http://combiendefois4ans.blogspot.com/2008/12/christiane-rochefort-dfinition-de.html)
et n’hésitez surtout pas à aller voir le reste du site en question. Bon, il est temps que je m’arrête parce qu’on dépasse un peu l’explication de texte là…
Ah si, j’oubliais… la fin du morceau (les lettre en majuscule), ce sera un sample.
**********
Pas de compte à rendre
Ni de mercis obligatoires
Pas d’alterno-mondanités
Même si ça pourri votre soirée
Tant que vous ne prendrez pas position
Que vous préférerez votre confort
Vous pavaner et faire les beaux
Et jouer aux plus radicaux
Marre des planqués relativistes
Des démocrates post-modernes
Des militants totos violeurs
Des anarchistes et punks complices
Exclusions systématiques
Massives, sournoises et orchestrées
Des meneuses d’actions politiques
Dénonçant des réalités
Solidarité masculine
C’est beau de gueuler des slogans
“Mort aux flics et au sexisme !”
Tu fais tellement bien semblant
Alors dis moi seulement pourquoi
J’apprend de nouvelles histoires
Tout au moins deux fois par mois
Qui parlent de violences conjugales
A chaque fois le type est clean
Parfaitement insoupçonnable
Il frappait même pas sa copine
Il faisait parfois le ménage
Il était militant anar
Radicalo-squatteur et punk
Antisexiste, proféministe
Bourré seulement le samedi soir
Alors qu’elle ça faisait six mois
Qu’elle tirait tout le temps la gueule
Qu’elle était chiante et pas marrante
Rabat-joie, pas souriante
Et quand elle s’est mise à parler
On a hurlé à l’hystérie
On a appelé l’Inquisition
On l”a accusé de sorcellerie
Et quand elle a été soutenue
On s’est offusqué des moyens
On a parlé de procès staliniens
On a demandé l’autre version
Radicaux, surtout pas trop
Ca ça concerne la vie privée
Cette salope en dit trop
Elle cherche juste à l’émasculer
On préfère bien souvent croire
A l’apprence des acquis
A l’impression d’un monde à part
Plutôt que de prendre parti
On préfère surtout ne rien voir
Et préserver ses intérêts
Laisser crever les solitaires
Et soutenir les puissants
[---EXCUSEZ NOUS POUR CETTE PERTURBATION---
---CECI N'A JAMAIS EXISTÉ---
---VOUS N'AVEZ RIEN ENTENDU---
---RESPECT DE LA VIE PRIVÉE---
---CONTINUONS A FAIRE SEMBLANT---
---SURTOUT,... QUE RIEN NE CHANGE...---
---TOUT VA BIEN---
---JE RÉPÈTE---
---TOUT VA BIEN---]
————————————————